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JEAN-BAPTISTE LANOIX. 415 Lanoix avait su de bonne heure mériter l'estime publique; il fut lié avec tous les hommes de son temps qui ont marqué dans les sciences, et particulièrement avec le célèbre agro- nome l'abbé Rozier ; les industriels surtout le recherchèren) avec empressement dans l'espoir de tirer parti de ses connais- sances en chimie en les appliquant aux arts utiles ; enfin, les positions honorifiques ne lui manquèrent point. Indépendam- ment de celles qu'il dut à sa qualité de maître en pharmacie, il fut, sous le règne de la république, en l'an V (1797), nommé membre du jury de VEcole d'économie rurale vétérinaire de Lyon. C'était l'époque de la création de ce jury, dans lequel il a rempli des fonctions purement gratuites jusqu'à l'année 1813, alors que le gouvernement impérial arrêta qu'il ne se- rait plus composé que des professeurs de l'Ecole. Une lettre adressée à Lanoix, le 21 ventôse an VIII (mars 1800), par Lucien Bonaparte, ministre de l'intérieur, fait connaître que le jury de l'Ecole impériale vétérinaire de Lyon était chargé d'examiner chaque année les élèves, de leur délivrer, quand il les jugeait suffisamment instruits, des brevets de capacité qui leur donnaient le droit d'exercer l'art vétérinaire, de nommer des répétiteurs et de décerner des prix. Entre autres hommes distingués qui ont siégé dans ce jury avec Lanoix, on a compté les docteurs Gilibert, Carrel et Marc-Antoine Petit. A peu près à l'époque de cette nomination, Lanoix reçut le diplôme de membre correspondant de la Société d'agriculture de Turin. En l'an VI (1798), celle de Lyon l'appela dans son sein comme membre titulaire, et en l'an VU (1799), il fut ad- mis au même titre dans la Société de santé, aujourd'hui So- ciété de médecine, de la même ville. Remarquable par sa longévité, Jean-Baptiste Lanoix le fut plus encore peut-être par l'étal d'intégrité parfaite dans lequel