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'll'l              JEAN-BAPTISTE LANOIX.

en était prodigieux. En un mot, Lanoix fut dès lors, ;'i Lyon,
le digne représentant du grand Mesmer.
   Mais je dois le dire à la louange du nouvel adepte, il paraît
qu'il ne tarda pas h reconnaître que la puissance du fluide
magnétique animal, mise en jeu par les seuls moyens que
Mesmer avait inventés, n'était point capable de produire
d'aussi grands effets qu'on l'avait proclamé d'abord ; et l'é-
lude comparative du fluide magnétique avec le fluide électri-
que lui ayant donné à croire qu'ils étaient de même nature,
il pensa que, pour obtenir de plus frappants résultats dans la
pratique médicale, il serait avantageux de réunir les manœu-
vres employées par Mesmer pour agir sur le fluide magnéti-
que, à l'action des instruments au moyen desquels les physi-
ciens agissent sur le fluide électrique.
   L'emploi simultané de ces différentes manœuvres consti-
 tuait véritablement une nouvelle méthode, un nouveau sys-
tème, que l'on aurait pu nommer          électro-magnétique-ani-
mal.
   Mesmer vint à Lyon; il visita son élève Lanoix, examina son
procédé, et donna des éloges aux modifications qu'il avait fait
subir à sa propre doctrine, sous le point de vue de son appli-
cation au traitement des maladies. On conçoit que c'était là
une gloire au dessus de toutes les autres pour l'homme hono-
rable à la mémoire duquel nous payons un tribut que cette
loyale erreur ne saurait affaiblir.

   Enfin, retiré dans sa tranquille demeure de la Guillotière,
Lanoix y vécut oublieux de tous ses antécédents scientifiques
les plus recommandables, électrisant et magnétisant quelques
malades, dirigeant l'exploitation de son modesle domaine,
recevant un petit nombre d'amis, et menant, durant cette
seconde moilié de son existence, une vie aussi douce, aussi
calme que la première avait élé laborieuse el agitée.