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                         ET DE SES CONDITIONS.                            139

voyages : si, à toutes ces choses, vous joignez la pratique des
vertus et des bonnes pensées (boni spiritus), votre santé de-
viendra encore meilleure (1). Le régime moral, en effet, est
plus important encore que celui que nous venons d'indiquer,
parce qu'il le suppose, et qu'il se résume en ces mots : tem-
pérance, empire sur soi-même, force et pureté de l'ame.
Les vérités morales sont nécessaires à la conservation et à la
prolongation de la vie; et il est prouvé, d'une manière in-
contestable, qu'il n'y a pas jusqu'au physique de l'homme qui
ne soit calculé sur une destinée supérieure à celle qui l'attend
ici-bas. Sans culture morale, il est continuellement en con-
tradiction avec sa propre nature, tandis que cette culture le
rend parfait, même sous le point de vue purement physique.
La perfection physique et la perfection morale, selon la remar-
que de Hufeland, sont aussi étroitement unies que le corps
et l'ame. Elles viennent des mêmes sources et se confondent
ensemble. C'est leur réunion qui produit pour résultat la
perfection de la nature humaine. Nulle autre partie de l'hy-
giène ne fait mieux ressortir l'étroite connexion, qui existe
entre le caractère moral et le bien ou le mal être physiologi-
que. Les passions violentes, telles que la colère, la haine,
l'envie, la vengeance, la jalousie et les affections tristes ou
sombres, comme les craintes, les chagrins, l'amour malheu-
reux, l'anxiété et les soucis rongeants ou les désirs effrénés
abrègent beaucoup les années. Je considère, c'est Haller qui
parle, comme bien propre à hâter la ruine de l'organisme, ce
tempérament acre, cet esprit irritable qui ne peut pas plus
se consoler des injures et des adversités, que les tissus fibreux


  (t) Op. omn. ; t. I, p. 7'2o. De morb. melallic. — Quod si jam accedunt
boni spiritus, ut dictum, eo major est sanitas ipsorum. Qui veio in dieta taies
non sint, ut dictum illincque Å“talis eo pervcniunt. Ordo enini et diela hic
necessaria sunl.