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78 l>K LA PHRÉNOLOGIK. II. Après le coup d'œil d'ensemble vient l'étude conscien- cieuse des détails. Nous n'entreprendrons pas d'en rendre un compte complet, parce que, condamné par la nature de notre travail a résumer l'œuvre qui fait l'objet de notre ana- lyse, un résumé de détails, rentrerait infailliblement dans ce qui précède. Qu'il nous suffise de dire que M. Flourens est aussi précis dans ses discussions spéciales, qu'il est large et rigoureux dans ses considérations générales. Toute cette seconde partie de son travail est consacrée à l'examen des 27 facultés de Gall, et à la réfutation de l'hérésie métaphysique de la divisibilité de l'ame. D'après lui, l'innovation de ce savant n'est qu'un bouleversement opéré avec des mots. Celte idée est juste : en effet, avant lui, il existait un être indivisi- ble dans sa substance, le principe pensant. L'abstraction, mode d'étude imposé par sa faiblesse à l'intelligence humaine, y avait opéré une division fictive, qui n'était qu'une simple dénomination distincte de chacun de ses principaux actes. Celle terminologie introduite dans le langage psychologique et dans le langage ordinaire, pour la facilité de l'expression et de l'étude des phénomènes de l'ame, respectait l'unité essentielle de l'esprit. Ce dernier agissait sous l'influence d'ap- titudes et de penchants dont il était reconnu pour le premier modérateur ; et le sens intime lui attribuait pour cela le franc arbitre le plus inconteslable. Enfin , si le philosophe était obligé de constater quelquefois la prédominance vincible pourtant de cos aptitudes et de ces penchants, il lui sem- blait plus facile, comme nous le dirons plus bas, de trouver la solution de cette modification du libre arbitre ailleurs que