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                               eu
 de cette affaire. De beaux discours furent prononcés, diver-
 ses opinions furent éloquemment développées ; mais pendant
 que ces somptueuses dépenses de paroles étaient prodiguées
 à Paris, les cours du Nord concluaient à Londres, et en dehors
de toute participation de la France , injurieusemenl laissée à
l'écart , un traité perfide qui apportait les complications les
plus graves dans celte question déjà si compliquée.
    Cependant si ces faits nouveaux ont modifié l'aspect spécial
 et la position temporaire de cette affaire, ils n'ont rien pu
 changer aux principes qui semblent devoir régler sa solution.
 La politique française a une voie tracée dont elle ne pourrait
 s'écarter sans danger. Celte vérité devient de jour en jour
plus évidente; et c'est peut-être pour avoir négligé d'en recher-
 cher l'application qu'on se trouve engagé dans les embarras
quiexcitentà si juste litre l'anxiété du pays. Je m'étais occupé
 de rechercher quelle politique était la plus conforme aux
 intérêts véritables de notre France ; c'est le résultat de cette
 élude que je présente ici. Ce travail est encore opportun au-
jourd'hui, quoique fait déjà depuis six mois; il ne peut y avoir
 en effet que deux manières de l'apprécier , ou les opinions
 qu'il développe sont erronées ou elles ne le sont pas. Dans
le premier cas , peu importait qu'elles fussent publiées plus
tôt Ou plus tard; dans le second cas, leur publication peut en-
core être utile puisque les avis qu'elles développent pour-
raient recevoir, même à présent, quelque application.



                               I.


  Un auteur a récemment écrit que Constantinople est appe-
lée à devenir la capitale de l'univers : une opinion aussi abso-
lue est fort contestable ; mais, pour le moment, il est vrai
de dire que la possession de Constantinople agite tout le
vieux monde et peut devenir l'occasion et la cause de consi-