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   lui, par plusieurs de nos historiens lyonnais (1) : il en indiquai!
   ainsi la position topographique. « A trente pas de là, disait-il (après
   avoir parlé de la petite place qui est devant l'église de Saint-Just),
  vous entrez dans la vigne de M. Guillon, où vous pouvez voir au
  coin d'un pavillon qui regarde sur le Rhône, cette inscription enga-
  gée dans le bâtiment, etc. (2). »
      Guidé par cette indication que je devais croire exacte, et après
  un laps de temps qui a fait oublier bien des noms plus célèbres que
  celui de M. Guillon, j'avais supposé que cet antique marbre avait
  existé dans les dépendances de la maison n° 51, rue des Farges, re-
 bâtie il y a peu d'années encore, et que les habitants de Saint-Just
 ont coutume de désigner par le nom de son constructeur Chattard,
 à laquelle appartient en effet un pavillon ayant vu sur le Rhône. Mais,
 n'ayant pu retrouver dans cette localité aucune trace d'inscription
  romaine, je ne doutai plus que nous n'eussions là à déplorer une de
 ces pertes si nombreuses infligées à notre cité dans les temps mo-
 dernes par l'incurie, la cupidité ou le vandalisme. J'étais d'autant
 mieux fondé à le croire, à ce qu'il me semblait du moins, que tous les
 écrivains plus récents avaient gardé le silence sur ce monument la-
 pidaire, digne d'intérêt cependant pour les habitants de Lyon ; et
 dans l'article même que je publie aujourd'hui j'exprimais d'abord
 les regrets que m'inspirait une telle perte.
     Je me trompais sur tous les points, et je n'avais pas remarqué
l'observation suivante deParadin, qui aurait pu me diriger dans mes
recherches : « Ceste sépulture fut trouvée es jardins de l'Obéancier
de Sainct-Just, auprès de Sainct-Iregny en l'an 1552 (3). » Mais Spon
qui m'avait égaré s'était trompé avant moi, et d'une manière moins
excusable, en évaluant la distance de l'église de Saint-Just au lieu où
il avait observé cet antique monument. Enfin, je viens d'être assez
heureux pour retrouver plus loin le local et l'inscription, ce que je


   (1) Paradin, Mémoires de l'Histoire de Lyon, p. 437.—Colonia, Hist. lillir.
de Lyon, lom. I, l r 0 part., p. 85.—Ménestrier, Hist, de Lyon, propar., p. 36»
  (2) Op. laiid.,?. 62.
  (S);Op. Imid., p . 437.