page suivante »
41 utiles, en augmentant le prix de la houille, cet agent prin- cipal presqu'universel aujourd'hui de toutes les productions. Quelque rassurants que soient les renseignements fournis par la science sur l'immensité des bancs houilliers répartis dans notre globe, on se prend quelquefois à concevoir des craintes sur l'épuisement possible de cette riche dotation ac- cordée par la providence au monde industriel. L'emploi de la vapeur est encore, pour ainsi dire , à son début ; et si ce moteur puissant devait continuer à jouir ex- clusivement de la supériorité méritée qu'il a acquise^ la con- sommation des houilles prendrait un développement dont il serait bien difficile de fixer les limites. Yoici quelques documents capables de donner un aperçu du développement de l'emploi des machines à vapeur en France, de 1820 à 1837. ANNÉES. NOMBRE DE MACB1NES FIXES. QUANTITÉ DE CHEVAUX DE FORCE. 1820 93 1448 182S 319 5160 1830 665 9516 1835 1392 17428 1836 1749 23411 1837 1969 26186 Aux chiffres relatifs à l'année 1837, chiffres qui sont, com- me tous ceux du tableau, spéciaux seulement aux machines fixes, il faut ajouter les quantités qui se rapportent au nombre de machines à vapeur employées pour la navigation française et pour les locomotives. En voici le relevé : NOMBRE DE MACHINES QUANTITÉ DE ANNEES. DÉSIGNATION. A VAPEUR. CHEVAUX DE FORCE. 1837 124 Steamers. 150 5408 47 Locomotives. 47 1210 Machines fixes selon le tableau ci-dessus. 1969 26186 Total. 2166 32804