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Ifi8 compartiments réguliers du v e r r e et suivent les contours des objets représentés, sans jamais en morceler les masses. Les formes intérieures sont exprimées au pinceau, le fond épargné en fournit les lumières, et les figures, quoique fort petites, se détachent au moyen d'ombres fortes et épaisses produites par la m o n t u r e de fer destinée à soutenir tout le vitrail. Cette disposition ingénieuse concourt à l'ensem- ble h a r m o n i e u x de cette décoration, dont l'incontestable mérite était déjà r e c o n n u au temps qui la vit n a î t r e ; dans les vitraux postérieurs on ne r e t r o u v e que t r è s - r a r e m e n t la même entente de l'emploi des plombs. Le séjour des papes à Avignon, en naturalisant le goût de la peinture dans le midi de la F r a n c e , fit surgir quelques grands talents. Guillaume de Marseille et Claude, inspirés peut-être p a r les belles peintures du Giotto q u ' o n voit encore dans la cathédrale d'Avignon, furent appelés à R o m e , p o u r o r n e r de leurs merveilleux vitraux les fenêtres du Vatican d o n t Raphaël peignait les murailles. L'œuvre de Guillaume et de Claude fut continuée sous François I er p a r B e r n a r d de Palissy, car le célèbre potier était aussi sculpteur et peintre. Les artistes italiens amenés p a r le roi échangèrent leur précieuses leçons contre les secrets de la peinture sur verre et nationalisèrent ce talent dans leur patrie. Les vitraux de la cathédrale de Sens, crus long temps de J e a n C o u s i n ( i ) , mais qui a p p a r t i e n n e n t au Prima- lice attestent de leurs rapides p r o g r è s . Les F l a m a n d s , les Hollandais acquirent à cette époque une grande réputation dans cet art; les vitres de la chapelle du St-Sacrement dansl'église de Sainte-Gudule à Bruxelles où Roger van der Weyde représenta C h a r l e s - Q u i n t et sa (1) Cousin en exécuta pour Anet, Vincenncs, ele,, etc., etc.