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172 La première et la seconde, à M. Breghot du Lut, roulent sur un fragment de trente vers latins de Balzac que des savants du premier ordre ont pris, en véritables dupes, pour un reste de l'antiquité^ et que l'un d'eux est même allé jusqu'à at- tribuer à un poète satirique nommé Turnus, contemporain de Juvénal. La troisième, à M. Péricaud, a pour objet des recherches sur l'auteur du vers si connu, si souvent cité el qui sert d'épigraphe au Cours de littérature de La Harpe : Indocli discant et ament meminisse perili. La quatrième, à M. Monfalcon, contient des notices biblio- graphiques sur les auteurs qui out mis en vers latins l'Imitation de J. C. Des notes nombreuses accompagnent ces lettres dont nous devons laisser enfin à M. Nodier le soin de faire pressentir tout le mérite, en attendant qu'il le fasse ressortir avec plus d'éclat dans un examen détaillé. Lyon , si recommandable, entre toutes les villes où l'on s'occupe de bonne littérature, par ses Péricaud ,ses Breghot, ses Monfalcon, ses Terrebasse ^ par une douzaine d'autres bi- bliographes ingénieux qui ont ressuscité , sur ce point de la F r a n c e , le goût des saines études philologiques, vient de nous envoyer une brochure de 124 pages , intitulée Matana- siennes, dont l'auteur ne s'est point nommé. Je respecterai son anonyme , puisqu'il veut cacher sous le boisseau tant de titres à l'estime et à la reconnaissance des gens de lettres; mais je me réserve de faire connaître , avec un peu de détails , ces charmants analectes dont il faut bien donner une i d é e , puis- que l'édition ne suffira certainement pas aux vœux des ama- teurs. Je dois vous dire , à ce sujet, qu'il n'y a rien de mieux sans doute, que de t i r e r a fort petit nombre la réimpression de certaines raretés dont la rareté fait tout le m é r i t e , comme la plupart des facéties dont se sont emparés tour à tour, à la suite de Caron , M. le baron de Montaran , M. Techener ,