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Lyon conçue d'après un plan beaucoup moins vaste , il est vrai,
mais d'un style souvent animé, avait été commencée naguère
par M. Clerjon ; elle est continuée par M. Morin avec plus de
bonheur encore. Les nombreuses dissertations de feu M. Co-
chard , celles surtout de MM. Péricaud et Breghot du Lut se
distinguent par la profondeur des recherches et une exactitude
qui ne laisse rien à désirer. Les Archives de la Ville, convenable-
ment disposées par M. Godemard et où se trouve la collection
des Actes consulaires, ont déjà fourni à ce conservateur quelques
documens curieux. M. Dagier qui réunit sous la même direc-
tion les archives de la Charité et de l'Hôtel-Dieu , après avoir
mis en ordre celles de ce dernier établissement , en a publié
une histoire où il a analysé un grand nombre de pièces justifica-
tives fort intéressantes. Tous ces matériaux peuvent être aug-
mentés par ceux qu'on saura tirer des Archives départementales
lorsqu'elles auront reçu un arrangement méthodique.
     En nous attachant seulement à l'actualité, l'exploitation
de ces archives pourrait encore avoir un genre d'utilité, non
moins grande et plus immédiate-, je veux parler de tout ce qu'elles
fourniraient à une statistique de la province. On y trouverait des
renseignemens très-variés sur la population, les manufactures , le
c o m m e r c e , l'agriculture, les travaux publics et sur des faits de
toute espèce. Il faut espérer que le département du Rhône ne res-
tera pas en arrière de quelques autres départemens qui possèdent
des statistiques que l'on pourrait citer comme modèles. La science
de la statistique est toute nouvelle, et cependant on s'est aperçu
qu'elle était appelée à rendre d'immenses services à la civilisa-
tion. Si la sentence : Connais-loi toi-même, appliquée à l'individu,
le conduit à l'analyse de ses facultés , lui en indique le nombre
et les limites, et par suite, les moyens les plus propres à en tirer
lo îneilleur parti ; la même formule appliquée à une nation où à
quelques-unes de ses fractions, devra produire un résultat ana-
logue. En effet, la société ne pouvant avoir que les facultés phy-
siques , morales et intellectuelles des individus qui la compo-
sent; elle a aussi le même devoir de perfectionner indéfiniment
 ces facultés, en maintenant entre elles le juste rapport que de-
mandent les lois de notre organisation. Le seul moyen d'arriver