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dent à refléter quelque souvenir de cette époque long-temps
dédaignée. Sans louer ou blâmer ces efforts plus ou moins heu-
reux , toujours est-il vrai qu'à tes considérer d'un point de vue
philosophique, on ne peut s'empêcher de les trouver rationeîs :
avant de prononcer définitivement que le passé est devenu sté-
r i l e , il faut bien avoir épuisé tout ce qu'il contient.
   Cette impulsion a été donnée successivement et à divers titres
par les travaux de MM. Raynouard , À. Thierry , de Sismondi et
Michelet; elle a aussi été favorisée puisssamment par les leçons
d'un profond historien devenu ministre de l'instruction publi-
que ; depuis peu en se mettant à la tête d'une société de savans
qui se proposent de publier tous les documens inédits sur l'his-
toire de F r a n c e , il a montré que l'homme d'État n'avait pas ou-
blié l'historien. Déjà cette société annonce d'importantes publi-
cations, parmi lesquelles on remarque une Chronique des Cheva-
liers normands en Sicile et en Italie, éditée par M. Champollion-
Fis;eac; ce curieux ouvrage annonce dignement ce que l'on doit
attendre de cette réunion d'hommes distingués. C'est ici l'oc-
casion de dire que Lyon ne restera pas toût-à-fait étranger à ce
mouvement. M. de Terrebasse s'occupe de reproduire les Chro-
niques de saint Denis avec l'habileté philologique dont il a donné
des preuves. Cette publication doit en outre faire le plus grand
 honneur à la typographie lyonnaise. N'oublions pas les services
 de MM. Grégoire et Collombet qui nous ont donné une traduc-
tion exacle de Salvien ; ils pourraient bientôt nous donner la
 traduction plus importante encore de Sidoine-Apollinaire, si
 ces jeunes savans étaient encouragés.
   L'histoire des différentes provinces'en tant que partie constitu-
tive de notre histoire générale est aussi étudiée avec ardeur et suc-
cès. Il serait trop long de signaler ici les résultats nouveaux, les
ouvrages dignes d'éloges que nous devons à une foule d'hommes
laborieux dispersés sur ïe sol de la France. Je dois me restrein-
dre à ce qui touche la province du Lyonnais, et faire remarquer
 que si elle manque d'une histoire semblable à celles composées
par les Bénédictins pour d'autres provinces , cependant beaucoup
de travaux partiels pouvant servir de base à une histoire de ce
 genre ont été exécutés dans les derniers temps. Une histoire de