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876 dent à refléter quelque souvenir de cette époque long-temps dédaignée. Sans louer ou blâmer ces efforts plus ou moins heu- reux , toujours est-il vrai qu'à tes considérer d'un point de vue philosophique, on ne peut s'empêcher de les trouver rationeîs : avant de prononcer définitivement que le passé est devenu sté- r i l e , il faut bien avoir épuisé tout ce qu'il contient. Cette impulsion a été donnée successivement et à divers titres par les travaux de MM. Raynouard , À. Thierry , de Sismondi et Michelet; elle a aussi été favorisée puisssamment par les leçons d'un profond historien devenu ministre de l'instruction publi- que ; depuis peu en se mettant à la tête d'une société de savans qui se proposent de publier tous les documens inédits sur l'his- toire de F r a n c e , il a montré que l'homme d'État n'avait pas ou- blié l'historien. Déjà cette société annonce d'importantes publi- cations, parmi lesquelles on remarque une Chronique des Cheva- liers normands en Sicile et en Italie, éditée par M. Champollion- Fis;eac; ce curieux ouvrage annonce dignement ce que l'on doit attendre de cette réunion d'hommes distingués. C'est ici l'oc- casion de dire que Lyon ne restera pas toût-à -fait étranger à ce mouvement. M. de Terrebasse s'occupe de reproduire les Chro- niques de saint Denis avec l'habileté philologique dont il a donné des preuves. Cette publication doit en outre faire le plus grand honneur à la typographie lyonnaise. N'oublions pas les services de MM. Grégoire et Collombet qui nous ont donné une traduc- tion exacle de Salvien ; ils pourraient bientôt nous donner la traduction plus importante encore de Sidoine-Apollinaire, si ces jeunes savans étaient encouragés. L'histoire des différentes provinces'en tant que partie constitu- tive de notre histoire générale est aussi étudiée avec ardeur et suc- cès. Il serait trop long de signaler ici les résultats nouveaux, les ouvrages dignes d'éloges que nous devons à une foule d'hommes laborieux dispersés sur ïe sol de la France. Je dois me restrein- dre à ce qui touche la province du Lyonnais, et faire remarquer que si elle manque d'une histoire semblable à celles composées par les Bénédictins pour d'autres provinces , cependant beaucoup de travaux partiels pouvant servir de base à une histoire de ce genre ont été exécutés dans les derniers temps. Une histoire de