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Sxz$wm8 §ibiiogcapi}iqm^1 ^»*-^ MOLIÈRE A LYON ET A VIENNE. La comédie française était informe encore, malgré quelques essais plus ou moins heureux, quand Molière vint la prendre et la faire ce qu'elle est devenue chez nous. Lyon peut être fiei d'avoir entendu les premiers accens du jeune Poquelin, d'avoii applaudi à ses brillans débuts. Nous savons qu'en 1653, âgé alors de 31 ans, il vint dans notre cité avec une caravane comique, formée en quelque sorte par lui, vivant et agissant sous ses or- dres. IIétait donc déjà souverain, cet homme qui devait monter en maître absolu sur la scène française ! Il allait étudier la pro- vince , faire rire la province de ses ridicules à elle , en attendant qu'il s'emparât de la capitale, et qu'il eût son vaste théâtre, son public si nombreux et si bien choisi ! A l'époque dont j'ai parlé, Molière nous donna donc sa comédie de l'Etourdi, représentée ici pour la première fois. La pièce et les comédiens obtinrent un succès complet; les lyonnais oublièrent bientôt un autre 1 Nous emprunterons sans scrupule à tous les ouvrages nouveaux, à tous les ouvrages anciens peu connus, les pages qui intéresseront directement notre cité. 8