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290 LA REVUE LYONNAISE Par suite d'avancement d'alignement, la ville a cédé à la so- ciété, du côté de la place de l'ancienne Boucherie des Terreaux 80 mètres de terrain, au prix, en bloc de 15 000 francs, soit par mètre 500 francs. La somme payée par la ville à la société se réduit donc à 1 185 000 francs. Si l'on né considère que les (514 mètres 80 d cédés par la com- pagnie pour l'élargissement des rues autour du massif des Ter- reaux, le prix du mètre carré de terrain livré à la voie publique ressort au chiffre exorbitant de 1 927 francs 46 c. Mais il est juste d'ajouter à la surface livrée aux rues la sur- face du passage livré au public et qui est, comme on l'a vu, de 504 mètres. Dans ce cas, le prix payé par la ville, ne ressortira plus qu'à 1 059 francs 17 c. par mètre carré. * Quelques années après la construction, et lorsque, tout étant loué, on pouvait avoir une appréciation exacte du revenu, les sept maisons reconstruites par la société, sur une surface de 2 614 mètres, donnaient un produit brut de 180 000 francs environ, soit 68 francs 86 c. par mètre carré. Ce revenu a dû croître sensible- ment depuis lors. * Poncet avait chargé Giniez, dont il aimait beaucoup le talent, de l'étude du massif des Terreaux, pour lequel il voulait des fa- çades tout à fait monumentales. Ce fut l'œuvre capitale de Giniez. Elle accuse du goût, ne manque pas d'élégance, et offre ce qu'en style d'architecte on appelle imparti. Mais ce voisinage terrible de l'Hôtel-de-Ville, qu'on a sous les yeux en se retournant, l'écrase, Tout devient alors petit, maigrinet, mou, au prix de cette grande architecture. Peut-être eût-on mieux lutté au moyen déniasses plus simples, de détails plus simples, aussi et plus forts, avec une grande sobriété d'ornements. Il est certain que la sim-