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CHRONIQUE DE JUILLET 1 9 0 I T 59
Un autre de nos compatriotes, également ancien élève de
notre Ecole des Beaux-Arts', l'architecte Tony Garnier, a
créé un incident qui fait grand tapage. Son envoi a été con-
signé à la porte de l'Exposition des envois de Rome.
M. Tony Garnier avait, en effet, envoyé le plan d'une
Cité industrielle. Or, d'après les règlements de l'Ecole, les
architectes doivent envoyer uniquement des plans de restau-
ration ou des copies de l'antique.
Nous laissons à d'autres critiques le soin d'apprécier cette
mesure assez draconienne.
Entre temps, on s'entretient beaucoup à Lyon, dans les
milieux artistiques, de la création d'une Société formée des
dissidents de la Société lyonnaise des Beaux-Arts. Nous
pourrions donc bien avoir l'an prochain deux Salons de
peinture. Avec deux Sociétés, il y a bien des chances aussi
pour que nous n'ayons que des expositions médiocres et
deux Sociétés incapables de se suffire avec leurs capitaux.
Mais il y aura bien des ambitions satisfaites ; et c'est tout ce
qu'on voulait obtenir.
Dans les lettres, peu de nouvelles productions qui intéres-
sent le Lyonnais.
Un décret autorise les legs faits par M. Pallias, savoir :
20.000 francs à l'Académie des sciences, arts et belles-lettres
de Lyon, pour la création d'un prix biennal destiné à récom-
penser des ouvrages artistiques ou littéraires; 20.000 francs
à l'Académie delphinale de Grenoble pour la fondation de
prix biennaux ou triennaux destinés à récompenser des
ouvrages littéraires relatifs au Dauphiné; 2.000 francs à la
Société d'archéologie et de statistique du département de la
Drôme, et 5.000 francs à l'Association des anciens élèves
du Lycée de Lyon.
Citons une étude très minutieuse sur / . - / . Rous-