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84 LE PORTEFEUILLE accordaient d'autant plus de confiance que son discours était pour eux moins intelligible. Mais, il avait un secré- taire qu'il payait 25 livres par mois et auquel il fournissait en outre tout ce qui était nécessaire à son entretien, en habillement, linge, blanchissage, chaussure, barbe et fri- sure et aussi pour faire retourner son habit et pour raccom- modage de culotte. La situation de famille de Franki laissait beaucoup à désirer; ce qui n'est pas surprenant avec la vie de bohème qu'il menait. Marié en Italie, il y avait laissé sa femme à qui il envoyait de l'argent et qui lui écrivait pour le remer- cier et lui demander de ses nouvelles. Il en avait eu deux enfants dont il ne paraît pas s'être beaucoup préoccupé. Sa femme Anna-Catharina Rinaldi, mourut à Mantoue au mois d'août 1750. Mais Franki n'avait pas attendu son veuvage pour se consoler de l'absence de sa femme dans les bras d'une autre compatriote. Le 7 septembre 1753, par devant Me Huet, notaire à Paris, étaient comparus Dominique Franki, dentiste opérateur, natif de Naples, étant ce jour à Paris, logé à l'hôtel de Toulouse, rue Gilles-Cœur (1), paroisse Saint-André-des-Arts, et Thérèse Sticca, femme délaissée de Joseph Rinaldi, dit Moïse Lamorte, aussi dentiste, native du royaume de Naples, étant aussi ce jour à Paris, logée audit hôtel de Toulouse rue Gilles- Cœur, lesquels ont formé entre eux une association pour dix années, dans les profits et pertes du commerce de dentiste opérateur, et de tout ce qui s'y rapporte. Les conditions sont les suivantes : La femme Sticca (3) Actuellement : rue Gît-le-Cœur.