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i68 CHAZAY-D'AZERGUES EN LYONNAIS
fait hommage ainsi que sa femme, dame Marguerite et sa
mère, dame Amphélise, à l'abbé seigneur baron, pour les
différents biens et maison qu'il a acquis sur la paroisse de
Chazay (9).
Cette même année d'autres nobles seigneurs viennent
prêter serment de fidélité et rendre hommage à Jocerand de
Lavieu. Ce sont les de Varennes pour leur terre desTroches,
entre Chazay et Morancé, nouvelle possession qu'ils ve-
naient d'acquérir et qui était située près du domaine d'Al-
bert de Fontanelles et de celui de Guichard de Costa (10).
Ce chevalier de Varennes, qui s'appelle Guichard, fait son
testament en septembre 1287 ; il se dit : « infirme de corps,
mais sain d'entendement ; il veut être enterré au cimetière
de l'église des Frères Prêcheurs, à Lyon ; il donne cent sols
viennois à la paroisse de Lucenay (où il avait de nombreuses
possessions), entre autres sa vigne de Chalins; Ã sa femme
Antoinette 500 livres viennois, hypothéquées sur sa terre
d'Oingt ; veut que ses deux filles, Hélène et Marguerite,
soient religieuses à Anse, au couvent de Brienne ( n ) ; il
donne 350 livres à sa fille Béatrix, femme de Guillaume de
la Porte, etc. » Son fils Jean était chanoine de Lyon ; ses
(9) Grand Cart. d'Ainay, t. II, chart. xi.
(10) Grand Cart. d'Ainay, t. II, chart. LXVII. Arch. du Rhône. Fonds
d'Ainay. Invenl. Pupil, ch. 197.
(11) L'abbaye de Brienne, de l'ordre de Saint-Benoît, était située Ã
Anse, en un lieu charmant, qui porte encore le nom de Paradis. Placée
aux pieds du riche coteau de Bassieu, elle joignait au midi le château du
Jonchev, ancien fief. Elle fut abandonnée en 1742, après certaines
démarches faites par les religieuses auprès de la Cour de France, où
leur vie dissipée et luxueuse avait été sévèrement jugée. De là vint
l'ordre d'abandonner leur couvent et de se réunir aux religieuses de la
Déserte, à Lyon. (Voir Hist. d'Anse, par Serrant, p. 113.)