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DE LA SOURCE DES EAUX- DE SAINT-GALMIER 61 .. • Je fus bien vite éclairé sur ce point par M. Maussier, ingénieur civil, auquel sont dus plusieurs travaux fort remarquables sur l'ancienne province du Forez, aux temps préhistoriques, et j'appris ainsi que la situation topographique de ces deux chemins confirme pleinement que l'ancienne source des eaux de Saint-Galmier avait porté, à l'origine, le nom de la Doy. En effet, le premier de ces chemins, qui porte le nom proprement dit de chemin de la Doa, conduit directement de l'ancien pont romain sur la Coise au carrefour, où sont groupés les divers puits d'eau minérale actuels et où prenait jour autrefois, à la surface, la source de laFontfort. Et il en est de même du second, appelé Boulevard de la Doa ou des Grands-Fossés, qui, de ce point, se dirige, à l'est, vers le petit pont actuel bâti en 1858, et, au nord, vers la ville de Chazelles. Depuis dés siècles, le nom vulgaire de Fontfort a fait oublier le nom primitif de l'ancienne source des eaux de Saint-Galmier, et bien des générations ont foulé le sol de ces deux voies antiques, sans se demander à quelle cause elles devaient leur nom. Mais il a suffi que ce nom parvînt, en quelque sorte, sans transformation, jusqu'à nous, pour que des observations, faites ailleurs, viennent nous révéler aujourd'hui le secret de son origine. Comme la Divone sacrée, chantée par Ausone, la source de Saint-Galmier portait un nom, qui nous apprend qu'elle était au nombre des fontaines divinisées par les Gaulois, et qui furent si longtemps l'objet d'un culte populaire. On voit ainsi combien est erronée l'opinion qui attribue seu<- lement au,x Romains l'exploitation des eaux thermales ou minérales de la Gaule. Sans doute, les restes des piscines et