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58 LE NOM PRIMITIF
Naniua, qui fournit à cette- ville « une eau fraîche, abon-
dante et délicieuse ( n ) », et la Doye des Neyrolles « dont
"le volume ne,subit jamais aucune diminution (12) », pen-
dant que plus loin, nous voyons le même nom donné au
torrent de la Doye, affluent de la Sémine, et à . la Doye de
Geilles, qui se jette dans la rivière de Langes (13).
Si nous passons en Bourgogne, M. Bulliot nous montre
sur tous les hauts plateaux du pays éduen, les traces toujours
subsistantes d'un culte, dont la tradition s'est conservée Ã
travers les siècles, comme par exemple cette chapelle de
Notre-Dame du Chemin, bâtie sur les bords du ruisseau
de la Douée (Douix), où les duchesses de Bourgogne
allaient autrefois en pèlerinage, pour demander une heu-
reuse délivrance (14).
De même, près de Beaune, le hameau de Ladoix, situé
dans la commune de Serrigny (Côte-d'Or), doit aussi son
nom à sa belle source, qui forme un ruisseau dès sa nais-
sance (15). ,
Le nom celtique de la Doitix est donné pareillement à la
belle fontaine de l'ancien château de Châtillon-sur-Seine
(Côte-d'Or), qui jaillit sous l'excavation d'un rocher
escarpé, de plus de 25 mètres de hauteur, et se jette dans la
( n ) H. Ravinet. Le Haut Bugey, p. 11.
(12) Baron Raverat. Les Val'ées du Bugey, II, 424.
(13) Baron Raverat. Eod, p. 78 et 480.
(14) Bulliot. Le Culte des eaux sur les plateaux éduens, p. 17.
(15) Ch. Aubertin. Découvertes archéologiques dans l'arrondissement de
Beaune, en 1868, p. 2. — V. aussi Courtépëe. Description du duché de
Bourgogne, II, p. 355, qui donne à cette source le nom de Douée
(Douix en celtique).