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 26        LE CENTENAIRE DE L'ASSEMBLEE DE VIZILLE

comme l'Amérique du Nord, l'incompatibilité d'une grande
capitale avec le siège du Gouvernement.
 , L'Assemblée de Vizille se passa sans trouble, parce
qu'elle se tint à quatre lieues de la capitale du Dauphiné.
Les délibérations furent libres et affranchies de toute pres-
sion de l'émeute ; s'il y eut de l'esprit d'opposition, il n'y
eut pas d'esprit de sédition. Les Français seront toujours
frondeurs, mais il viendra un temps où ils cesseront d'être
révolutionnaires. Une nation ne pourrait pas, d'ailleurs,
continuer de vivre longtemps dans cet état continuel de
fièvre chaude: elle y périrait infailliblement.


                                              ALBERT DU BOYS.




   NOTA. — Dans une série d'articles très étudiés et appuyés sur docu-
ments inédits, qui ont été publiés par la Revue la Controverse,
M. Charles Bellet a complété l'œuvre de M. Félix Faure ; il en a
donné une dernière édition dans une brochure tirée à part : ces deux
ouvrages formeront une histoire complète des assemblées de Vizille et
de Romans, en 1788.
  Nous ajouterons à ce qui précède, que la réunion de Vizille, illégale
dans son origine ne fut que tolérée par le maréchal de Vaux ; l'assemblée
de Romans reçut du roi lui-même et de son ministre Necker le sceau
de la légalité la plus complète. Elle s'organisa comme les anciens Etats
provinciaux du Dauphiné, du consentement de la Cour et du Ministère.
Deux ou trois modifications ou concessions de peu d'importance furent