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406 SAINT EUCHER II
assignées à l'épiscopat d'Eucher II, savoir de 520 à 538. Un
seul point reste obscur, l'année même du désastre qu'on
hésite à fixer d'une manière absolue. Deux dates également
probables se présentent. L'une qui va du commencement
de 523 à la fin de 524; c'est la première lutte sous le roi
Sigismond : l'autre, de 531 à 534; c'est la suprême et inu-
tile résistance de Gondemar. Quelle que soit, de ces deux
solutions, celle qu'on adopte, il est parfaitement exact que
l'église de Saint-Martin d'Ainay, relevée au xe siècle par
Amblard, avait été, 460 ans plus tôt, « détruite par les
Vandales, au temps d'Eucher, évêque de la cité lyonnaise,
Tempore Eucberii archiepiscopi civitatis lugdunensis. »
IV
Les Actes de sainte Consorce.
Nous n'avons fait jusqu'ici que glaner çà et là dans les
champs de l'histoire diverses preuves de l'existence du
second Eucher ; parlons enfin des Actes de sainte Consorce,
principale source historique dans la question qui nous
occupe, document capital qui suffirait, suivant nous, Ã
éclaircir pleinement le débat, à lever tous les doutes, Ã
porter une conviction entière dans l'esprit du lecteur.
« Tous les historiens qui ne les ont pas connus et qui
s'en sont écartés, remarque avec raison M. Robert dans
son Histoire de Sainte Tulle, n'ont pu énoncer que des faits
inexacts et apocryphes (1). »
(1) Nous ferons connaître bientôt cet ouvrage et ron estimable
auteur.