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362 FOUILLES DANS LA VALLÉE DU FORMANS
faitement plusieurs points archéologiques obscurs, en détér-
minant à quel âge géologique appartenaient plusieurs objets
recueillis dans les fouilles de 1862. Mais, en même temps,
je lui témoignai mes regrets de ce qu'il se fût borné, pour
déduire les conclusions qu'il avait tirées, à porter exclusi-
vement son attention sur ces fouilles qu'il n'avait, d'ailleurs,
pu juger que par ma collection très insuffisante, laquelle ne
comprend que quelques doubles. Je lui faisais observer que
certains objets, quoique en petit nombre, ilestvrai, dataient
certainement de l'époque de César, et qu'ils devaient se lier
à d'autres de la même date, recueillis aux mêmes lieux dans
des fouilles postérieures en 1863, 1864 et 1865, tels que,
entre autres, le glaive de fer trouvé en 1864 et considéré
comme romain parles hommes compétents.
Une seconde lettre de M. Arcelin, en date du 6 mars
(App., n° 12), admettait quelques réserves à ses premières
conclusions tout en les maintenant néanmoins dans leur
ensemble.
M. Guigue, à qui j'avais communiqué le travail de M. Ar-
celin, r y répondit de son côté (App., nos 13 et 13 bis) en abor-
dant de front les doctrines sur lesquelles il s'était appuyé.
Il opposait à la théorie déduite de l'étude des berges de la
Saône, des arguments positifs; il soutenait que les poteries
noires ou grisâtres, classées aux âges du bronze ou du fer,
avaient persisté pendant plusieurs siècles après ; ce qu'il
prouvait, en attestant qu'une monnaie gauloise en carac-
tères grecs, des médailles consulaires et jusqu'à un moyen
bronze de Domitien avaient été recueillis avec ces poteries
que M. Arcelin plaçait à des époques si reculées.
Dans une nouvelle communication de M. Arcelin, du
5 avril (App., n° 14), il persistait dans ses premières opi-
nions, en s'autorisant d'observations qu'il venait de faire