Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
172            HISTOIRE DES DEUX ANTOINE

  La Compagnie avait le droit de percevoir 2 centimes 1/2
(2 liards) par personne à pied et des prix divers pour les
voitures et bêtes de somme. Les péages ont été supprimés
par le rachat des ponts sous Napoléon III, après un de ses
voyages à Lyon.

N° 13. — Traité entre Morand et Pabot pour la fourniture
    du bois de chêne nécessaire à la construction du pont.

   Les soussignés Jean Antoine Morand, architecte à Lyon,
quay Saint-Clair, et Denis Pabot, négociant, demeurant à
Talmet sur Vingeane, et ci devant à Auxonne, logé à
Saint-Jacques en Serin, sont convenus de ce qui suit :
   Que moy Denis Pabot, promet et m'oblige de fournir et
livrer à Mondit sieur Morand, la quantité de bois de chêne
pour le pont qu'il fait construire sur le Rhône, sçavoir :
   Deux cents pilotis, depuis vingt pieds de longueur jus-
qu'à trente, autant des uns que des autres, à proportion,
de dix-huit pouces de diamètre en tète, bois maintenu, et
dix pouces au moins au petit bout, à raison de dix livres
pièce.
   Six mille pieds de moises débitées à vive arête, depuis
douze pieds de longueur jusqu'à vingt pieds et vingt-qua-
tre pieds de longueur, d'un pied de largeur sur huit pouces
d'épaisseur, à raison de douze sols le pied.
   Douze mille pieds de platteaux de quatre pouces d'épais-
seur sur neuf à dix pouces de largeur, de la longueur de
six pieds, neuf pieds, douze pieds, et quinze pieds, tou-
jours de trois pieds en sus de six pieds, pour se remontrer
sur les traversiers, à raison de six sols le pied courant.
   Deux cents pièces de douze pouces sur treize d'équarris-
sage, de la longueur de dix, onze, douze, treize, quatorze,