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ET DU VIEUX PONT MORAND 119 sur l'emplacement du jardin de l'Hôtel-de-Ville, mais absorbé par la construction de Sainte-Geneviève, il ne put se charger de l'exécution; il confia la direction de ce tra- vail à Morand alors âgé de trente ans (6). Cet ouvrage fut terminé en 1757; parmi les peintures dont il le décora, on admirait surtout le rideau, qu'il avait peint lui-même ; il représentait les noces d'Amphitrite conduite à Neptune sur une immense coquille, entraînée par deux dauphins (7). La construction du théâtre de Lyon fut un triomphe pour Morand; sa réputation s'étendit au loin; la ville de Parme le demanda pour construire un théâtre à machines, à l'occasion du mariage de l'archiduc d'Autriche, celui qui fut empereur en 1765, sous le nom de Joseph IL Tous les artistes italiens, sans jalousie de métier, chose rare, proclamèrent bien haut son succès; encouragé encore plus que flatté, Morand se rendit à Rome, pour étudier encore, à cette merveilleuse école de l'art antique. Mais de là , rappelé bientôt à Lyon, pour la construction du quai Saint-Clair, il fut l'architecte de sa maison (le n° 16) et de plusieurs autres. Nous avons parlé assez longuement de ces travaux dans notre histoire spéciale du quai Saint-Clair (1S84), pour ne pas y revenir ici. Passant ses journées sur le bord du Rhône, tout natu- rellement l'idée lui vint de le franchir autrement qu'en ba- teau. C'est alors qu'il produisit son projet si connu sous le nom de Ville circulaire, qui consistait à porter l'extension