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MA BÉCHEVELIN
cet emplacement, étant regardé comme tout à fait tem-
poraire, on ait jugé h propos de ne pas l'indiquer, et en effet
il l'était tellement que le clocher, un clocher des plus élémen-
taires, fut maintenu à la place de l'ancienne église (1).
D'un autre côté, le service paroissial de Béchevelin avait
été transféré a la chapelle de la Madeleine, qui devint ainsi
succursale de l'église de Saint-Michel dépendant d'Ainay.
Par conséquent, au xvne siècle, il y avait dans le mande-
ment de Béchevelin deux paroisses, comme au xme (2) ; mais
c'était alors Notre-Dame-de-Grâce qui avait succédé à celle
de Chaussagne, et avait pour annexe la chapelle de la Ma-
deleine qui remplaçait l'église détruite de Béchevelin.
Outre ces deux églises paroissiales et l'église de Cham-
pagneux, mentionnée en 1250, se trouvaient encore
plusieurs chapelles ou églises particulières. La plus impor-
tante était celle des religieux Picpus, qui, à l'époque du
rétablissement du culte, fut choisie pour devenir le siège
de la paroisse sous le double vocable de Notre-Dame-de-
(1) Le plan manuscrit (Archives de la Charité, B. 58) qui m'a
donné connaissance de ce détail, est si étrangement dessiné que je ne
puis savoir si l'on avait conservé l'ancien clocher, ou bien si, comme
« le représente le plan, on avait élevé une simple arcade servant de
support à une seule cloche. Mais un clocher pareil aurait bien pu être
placé aussi facilement et plus utilement près de l'église provisoire.
(2) L'ordonnance de 1678 avait réunit en une seule les deux pa-
roisses de la Guillotièrc, en détachant la Madeleine de la paroisse de
Saint-Michel d'Ainay. L'archevêque ordonna même la démolition de
l'église qui menaçait ruine, mais il autorisait les habitants à construire
sur son emplacement une chapelle où la messe aurait été célébrée par
les Augustins de Saint-Vincent. J'ignore si les paroissiens profitèrent
de cette faculté, mais en tout cas la chapelle de la Madeleine a existé
jusqu'à la fin du siècle dernier.