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50 FAMILLES CHEVALERESQUES
trième croisade et il se trouvait encore en Terre-Sainte en
1207. Nous voyons, en effet, qu'en cette même année; son
père, N. Chamarcin, chevalier, vendit aux chevaliers de
Saint-Jean de Jérusalem, pour la somme de 24 livres, un
droit de cens de deux setiers de seigle qu'il possédait sur des
fonds de terre situés dans le voisinage de la ville de Lyon, au
lieu de Mont-Chaucon. Cette vente fut approuvée par ses fils,
Guigue et Girin, qui s'engagèrent à la faire ratifier pareil-
lement parleur frère, Girard Chamarcin, s'il revenait de son
pèlerinage en Terre-Sainte (si eurn à peregrinatione ventre
contigerit).
Le nom de Girard Chamarcin figure déjà dans un accord
de l'année 1187, par lequel son père cédait, pour la somme de
50 sous, aux Hospitaliers, les terres dont il s'agit plus haut,
en se réservant ladite rente de 2 setiers de seigle, qu'il prit
en fief des chevaliers. Ce même acte avait été approuvé aussi
par l'épouse du cédant et ses quatre fils : Girard, Guigue,
Etienne et Girin Chamarcin.
La famille chevaleresque de Chamarcin (appelée souvent Ã
tort Chamartin) était fort ancienne. Elle a fourni deux cha-
noines-comtes à l'Eglise de Lyon : Chatard Chamarcin, doyen
en 1276, mort en 1283, et Girard Chamarcin son neveu, qui
testa le 30 mai 1318. Elle était possessionnée à Oullins, Saint-
Genis-Laval, Irigny, Brindas et Rive-de-Gier, où elle possé-
dait l'ancien fief de Lay. Elle paraît s'être éteinte dans le
courant du xrv° siècle.
(Archives du Rhône, Fonds de Malte. V. aux Pièces justifi-
catives n" 5. — Guigue, Obituaire de Saint-Paul, 59. —
Obituarium lugdun. ecclesiœ, pp. i l , 92, 109, 110, 227, 236).
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PONCE DE CHAPONAY (1208).
Ponce de Chaponay semble appartenir â la famille consu-
laire de ce nom, car il est aussi appelé Ponce de Lyon, du