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224 LES BIBLIOTHÈQUES DE LYON, désastreuse que j'ai signalée déjà , il y a quelques mois, dans un écrit intitulé le Palais Saint-Pierre. Après y avoir démontré toutes les énormes imperfections de ce palais et de toute son organisation intérieure, j'ai indiqué le moyen de sortir,unjour, de cette situationimpossible,par un moyen trouvé depuis longtemps et dont je n'ai nullement la pré- tention ridicule de m'attribuer la paternité, comme on s'est plu à le dire quelque part. J'ai dit et répété que nos musées si imparfaits aujourd'hui et notre Ecole des Beaux- Arts, malgré le bon vouloir de leurs habiles et savants directeurs, ne seront à la hauteur de leur situation que lorsque le Palais-des-Arts ne sera plus qu'exclusivement consacré aux arts, et que les sciences seront chez elles, dans une maison à part où elles ne gêneront plus leurs sœurs. J'ai dit aussi, en partant de cette idée, qu'il fallait, dès à présent, nommer une commission compétente laquelle, avec le concours de tous les chefs de service du Palais-des- Arts, étudierait la double question : 1°de l'agrandissement du palais par la construction d'un vaste bâtiment parallèle à la façade sur les Terreaux, dans lequel on transporterait une partie des services qui encombrent aujourd'hui ce palais, et 2° celle de la construction d'un grand bâtiment, simple, sans ces ornements inutiles dont bien des archi- tectes surchargent leurs bâtiments pour cacher la pauvreté de leurs lignes, commode, bien approprié à sa destination, et uniquement réservé aux Sciences, à l'Académie et aux Sociétés scientifiques dont Lyon s'honore. Mais ce simple vœu que j'ai émis trouvera-t-il de l'écho dans notre ville? L'Administration supérieure, avant moi, en a entretenu la Commission municipale, mais celle-ci, justement économe de nos rares deniers, a mal compris, je crois, les idées qu'on lui a soumises au sujet de l'achèvement du Palais-