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ÃŽÃŽ28 MATTHIEU DE VAUZELLES,
de 1560, il a v a i t s u b s t i t u é à cet h ô p i t a l tous ses i m m e u -
bles (50). M a r i é en p r e m i è r e s noces à Claudine Scève,
d o n t il n ' e u t point d ' e n f a n t s , il a v a i t épousé, le 24 octo-
b r e 1 5 5 1 , damoiselle J e a n n e F o u r n i e r , fille de noble
P i e r r e F o u r n i e r (51), s e i g n e u r de la V a l , d ' u n e b o n n e et
a n c i e n n e famille de L y o n , et de damoiselle Gabrielle Gui-
c h a r d . De ce second m a r i a g e , il eut d e u x fils, lesquels
font immédiatement suite au chœur furent concédées à autant de
familles lyonnaises qui s'étaient chargées de leur érection. La deu-
xième chapelle à droite, en sortant du chœur, fondée sans doute sur
le lieu même de la sépulture de Matthieu de Vauzelles, était destinée
à sa famille : elle fut cédée à la famille Gayot. Mais la suivante, dite
des Martyrs, fut attribuée à la famille de Vauzelles et revêtue de son
écusson : D'azur, a un vol et demi d'argent, au chef d'or. Cet écus-
son et les cinq autres qui sont peints aux clés dorées des arcs des
chapelles, surmontés de casques de front et grillés, et ornés de lam-
brequins flottants et capricieusement contournés, avaient été grattés
à la Révolution : ils viennent d'être rétablis dans l'ancien état, et for-
ment une décoration d», l'effet le plus heureux et le plus riche. On y a
ajouté les deux éeussons qui ornent les chapelles à droite et à gauche
du buffet d'orgue, près de la porte d'entrée. — Voir l'intéressante
notice de M. Emile Perret, architecte, intitulée : Recherches histori-
ques sur l'église du grand HôUl-Dien de Lyon, depuis 1637 jusqu'en
4859 (Lyon, Vingtrinier, 1859, br. in-8°).
(50) La liste récemment dressée par l'Administration des Hospices
de Lyon, des bienfaiteurs desdits hospices, contient la mention sui-
vante : « Matthieu de Vauzelles, par testament du 15 avril 1560, lègue
20 liv. de rente pour l'entretien de sa chapelle à l'Hôtel-Dieu. De son
vivant, il avait donné, en 1534, 2600 liv. pour aider à la construc-
tion d'une maison, et, en 1549, il avait remis div erses rentes s'élevant
à 360 livres. » (Note communiquée par M. Baudrier, président à la
cour impériale de Lyon et administrateur des hospices, que nous ne
saurions trop remercier de nous avoir ouvert sa riche bibliothèque
et prêté le secours d'une érudition dont il fait l'emploi le plus noble
et le plus libéral).
(51) Celui sans doute qui fut échevin de Lyon en 1512. On trouve
un autre Pierre Fournier échevin en 1458, 1465 et 1472.