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                   VIEUX CHATEAUX DU LYONNAIS.                        V'9

   D'autres documents nous apprennent encore que Hum-
bert I er de la Tour du Pin, dauphin de Viennois et comte
d'Albon, était débiteur envers Guillaume et ses deux frères
Guy et Henri d'une somme de 2786 livres 10 sous viennois.
Pour se libérer de cette somme, il leur délégua, par un acte
du 17 juin 1298, 300 livres à prendre annuellement, pen-
dant huit ans, sur une pension de 800 livres que le roi
Philippe le Bel lui avait assignée sur son trésor du Temple
à Paris (1).
   Au mois de septembre 1307, nous voyons Guillaume
d'Albon ratifier, avec ses deux frères, le traité conclu entre
le roi Philippe le Bel et l'archevêque de Lyon, Henri de
Villars, qui obtint du prince la confirmation des droits ré-
 galiens et la promesse de ne lever aucun impôt dansjfsa
juridiction, sans le consentement de son Eglise, avec l'in-
terdiction pour les officiers du roi de tenir des assises en
son nom dans la ville de Lyon (2). Quatre ans plus tard,
Guillaume figure au nombre des seigneurs qui protestèrent,
 o 20 octobre 1311, contrôles Philippines, édits royaux qui.
mettaient la noblesse de la province sous la suzeraineté
directe de l'Eglise de Lyon et préparèrent la réunion du
Lyonnais à la couronne de France (3). Guillaume d'Albon
vivait encore.en 1313, car il fut convoqué, le 2 août de cette
même année, avec plusieurs autres chevaliers, et notam-
ment Guy d'Albon son frère et Jean (de Varey?), co sei-
gneur de Châtillon d'Azergues, par Renaud de Sainte-
Bonne, chevalier,. pour fixer l'étendue du ressort de la
sénéchaussée royale de Lyon (4).
   A Guillaume succéda son fils aîné, Etienne d'Albon, che-
valier. Mais nous ne' connaissons de ce seigneur de Châ-
tillon que l'alliance qu'il contracta avec Jacqueline de.

   (t) Maaures de l'Islc Barbe, p. 132.
   (?.) De Courcclles. Généalogie des d'Albon, p. 2 7 .
   (3) Menestricr. Hisl. civile et consul. P. 427. — Monfalcon. Monument»
historiée Lugdunensis, p. 457.
   (4) Menestricr. Hist. civile cl consul, p. 441, et Preuves, p. 88.