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V
470 LA SCAVIOLA.
ment, el le jour les surprit au milieu de leurs recherches
inutiles. Ils rentrèrent, découragés.
Puis, lorsqu'ils eurent rendu compte o Ravina des événe-
ments de la nuit, uis conciliabule extraordinaire fut immé-
diatement tenu, pour aviser à ce qu'il y avait a faire en
présence des dangers qui menaçaient l'association, mainte-
nant que son existence et le lieu de ses réunions étaient
connus du jeune chef des douaniers,
La discussion fut orageuse et remplie de récriminations
entre le Balafré et Eenedetii. Mais il fallut conclure, el il
fut reconnu que les actes de violence auxquels on s'était
livré seraient, selon toute probabilité, signalés au gouver-
nement sarde, el ne manqueraient pas de provoquer de sa
part la plus énergique répression. On décida donc qu'il n'y
avait d'autre parii à prendre que de dissoudre l'association.
Les aventuriers qui en faisaient partie se dispersèrent aus-
sitôt, se hâtant de s'éloigner d'une frontière où ils auraient
été désormais trop exposés aux sévérités du droit interna-
tional.
XV.
La fuite d'Etienne s'était accomplie sans contrariété. Ac-
compagné d'un guide dévoué, qui avait une profonde connais-
sance des lieux, il arriva au poste des douaniers, ne se
doutant nullement des dangers auxquels Stella s'éiail exposée
pour le sauver, el persuadé qu'elle avait dû sertir peu'de
minutes après lui de la prison où elle avait pu si facilement
pénétrer.
Il ne fallait pas moins que celle complète ignorance des
périls au milieu desquels il avait laissé la jeune fille, pour
qu'il s'abandonnât à la joie d'avoir échappe' à la mort et
recouvré la liberté.