Pour une meilleure navigation sur le site, activez javascript.
[ Revenir aux résultats de la recherche ]
page suivante »
                       INSCRIPTIONS ANTIQUES,                         361

de l'expression Augustorum nostrorum. Faut-il alors re-
monter, peut-être, antérieurement au 1er siècle, à Caius
et à Lucius César, adoptés par Auguste 17 ans avant
Jésus-Christ, depuis déjà 8 ans lors de l'inauguration de
l'autel du Confluent, et morts, l'un au mois d'août l'an
III, l'autre au mois de février de l'an V de l'ère chré-
tienne? On sait que les Nemausenses avaient dédié à ces
jeunes piinces un temple encore debout'a Nîmes. Ce qui
paraîtrait favoriser la conjecture d'une époque ancienne,
c'est que notre inscription explique que le prêtre dont
elle rappelle le souvenir a été le premier de la cité des
Ségusiaves pour qui la confrérie des Tres-Galliœ ait dé-
crété une statue, et qu'il serait à peine croyable qu'il se
soit passé près de deux siècles avant qu'elle ait accordé
cet honneur à aucun Ségusiave (1).
    Ainsi, d'après les suppositions que fait naître l'é-
 tude de notre fragment, indépendamment de l'autel
principal, un second autel aurait pu avoir été dédié,
presque dès le principe, aux fils adoptifs d'Auguste,
Caius et Lucius Césars,et devenir après la mort d'Auguste
l'autel de chaque empereur vivant, les sigles CAES. N,
gravés par une seule S sur le fragment reproduitparM.de
Boissieu, devant se lire régulièrement Cœsaris nostri plu-
tôt que Cœsarurn nostrorum ; après quoi l'autel de Rome
et d'Auguste, absorbant peut-être les deux cultes eu un
seul, a fini par devenir lui-même l'autel de Rome et des


  (1) Drusus, frère de Tibère, et Germanicus son neveu avant d'être de-
venu son fils par adoption, honorés après leur mort d'un culte adjoint, sur
une inscription du musée de Nismes, à celui de Rome et d'Auguste, n'ont
pas été césars simultanément.