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ÉTUDES D'ARCHÉOLOGIE PRÉHISTORIQUE. 27 Rhône (1). Enfin, comme l'observe M. Péan, longtemps après l'occupation romaine, des peuples, des tribus, des clans de la famille ligurienne, habitaient sur le Rhône, depuis la mer jusqu'aux Alpes helvétiques. Il ne serait donc pas impossible qu'on retrouvât dans toute l'Europe occidentale les traces de ces populations primitives ; et quand l'histoire nous les montre refoulées vers les rivages méditerranéens, elle nous fait assister seulement au der- nier acte du grand drame de l'immigration celtique. Les scènes précédentes sont détruites ; il s'agit de les recons- tituer maintenant si l'on peut. Les caractères céphaliques différencient de la façon la plus radicale les deux grandes races qui se disputèrent notre sol. Deux types sont en présence : chez l'un le crâne est petit, fortement brachycéphale, c'est-à -dire arrondi ; le front est bas, étroit, le nez écrasé, les pommettes des joues saillantes, ce qui donne à la face la forme très-ca- ractéristique d'un lozange; voilà le Mongole et son des- cendant l'Ibère! Les crânes celtes sont, au contraire, d'un volume considérable, très-dolichocéphales, c'est-à - dire allongés de l'avant à l'arrière ; le front est plus déve- loppé, le nez droit, le menton proéminent, l'ensemble de la face se rapproche de l'ovale allongé. Enfin, chez les Celtes, l'usure des incisives s'est généralement produite comme chez les peuples modernes, c'est-à -dire oblique- ment; tandis que les Mongoles, employant comme la plu- part des peuples sauvages, les incisives à broyer les ali- ments, l'usure s'est faite horizontalement. Notons en pas- sant un fait très-particulier aux races mongoloïdes primi- tives et à leurs descendants ibères, qui est la perforation de la cavité olécrânienne de l'humérus (2). (1) A Marct. Estai pour servir à l'histoire politique de Lyon. (2) M. de Ferry préparc en ce moment un travail complet sur les