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26              ÉTDDES p'AUCHÉOLOGIE rRÉmSTOIUQUE.

métis Ibero-Ombriens ou Celtibères. Or, qu'était donc
cette race ibère que nulle tradition ne rattachait aux po-
pulations celtiques, cette race que les anciens historiens
nous représentent comme fixée de toute antiquité à
l'occident de l'Europe, et dont les annales remontaient,
au dire de Strabon, à 6,000 ans dans le passé ? (1) Qu'é-
tait-ce sinon la descendance de la grande famille mon-
goloïde primitive? Ne retrouvons-nous pas aujourd'huiles
crânes mongoloïdes de l'Ibère et les métis Ibero-Om-
briens., constituant le Lig-wur, cet homme de sang mêlé ?
   Si, comme je le disais plus haut, la race mongole a
couvert à une époque toute l'Europe occidentale, l'Ibère,
qui en est le rejeton, a dû, lui aussi, laisser des traces
étendues. Les ethnologues et les philologues, qui ne l'ont
vu apparaître pour la première fois qu'aux temps histo-
riques, c'est-à-dire refoulé vers le Sud, ont hésité long-
temps à reconnaître sur le sol gaulois ses traces au-delà
de l'Aquitaine et de la Loire. M. J. J. Ampère, conduit
par des considérations philologiques à admettre l'in-
fluence des Ibères jusque dans nos provinces septentrio-
nales, s'arrête étonné et « abandonne ce résultat trop
considérable pour être facilement admis. • Ce sont ses
                                             >
propres expressions (2). Il n'y a plus lieu maintenant
 d'hésiter ainsi. Un érudit distingué, M. Péan, nous mon-
 trait dernièrement, dans un savant mémoire sur les ori-
 gines de Lugdunum, les traces des Ibères ou des Ligures
 dans la formation des noms de lieu aux environs de
 Lyon (3). M. A. Maret les' a suivis dans tout le bassin du


     (1) Strabon, éd. de Siebcnkcs, liv. III, c. 1, p. 371.
   (2) J.-J. Ampère. Histoire littéraire de la France avant le XII' sibete,
t, I, p. 6.
   (3) Revue du, Lyonnais, numéro de mai 1861.