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35(5          ARCHIVES JUDrCI.UR.ES DE LYON.

bâtiment de la Loge du Change, même le lit de la
Saône, fixèrent à tour de rôle l'attention des hommes
compétents. Renonçant à faire disparaître les bancs de
roches qui encombraient le milieu de la rivière, on
songea sérieusement un instant à les utiliser pour les
assises d'un nouveau Palais de Justice qui aurait flanqué
au nord et au midi le pont de pierre. Dans sa corres-
pondance officielle, le premier président, comte Bastard
d'Estang, ne négligea pas sans doute de signaler l'insuf-
fisance de la maison de Roanne au point de vue du
service des audiences de la Cour ; mais il semble que
c'éiait là une considération accessoire à ses yeux. Sa
lettre du 10 août 1820, adressée à l'administration pré-
fectorale du Rhône, témoigne de son profond intérêt pour
les anciennes archives de la Compagnie. A ce titre, elle
a sa place marquée dans cet aperçu historique ; en voici
la première partie :
    « Monsieur le Préfet, vous connaissez l'état déplo-
 « rable dans lequel se trouvent les archives déposées
 « au greffe de la Cour royale. Placées dans les combles
 « de l'affreux bâtiment qu'elle occupe, elles sont dans
 « le plus grand désordre, exposées à la poussière, trop
 « souvent à la pluie, rongées et dévorées par les rats.
 « Cependant ces archives, formées de la réunion des
« anciens actes de l'état-civil, des anciens protocoles
 « des notaires, en un mot, de tout ce qui était déposé
 « dans les greffes des anciennes sénéchaussées, sont de
« la plus haute importance pour tout le ressort de la
 « Cour royale. Chacun y trouve les preuves de sa filia-
« lion et ses anciens titres de propriété. 11 est urgent
« d'apporter remède au dépérissement de toutes ces mi-