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                          BIRLI0GRAPH1E.                          219
 patronymique. De semblables omissions ne permettent donc point
 au tableau de la noblesse en 1789, publié par M. Monfalcon, de
 suppléer aux éditions déjà connues de cette liste.
    Si nous nous plaignons que le tableau VI du Livre d'or est in-
 complet, c'est le défaut contraire que présente le tableau qui
 suit et que M: Monfalcon a intitulé : Familles anoblies depuis
 1789. Nous trouvons là bien des noms qui ne sont pas à leur
 place, et plus d'une famille, bien notoirement noble avant 1789,
a dû se trouver peu flattée de voir son nom figurer sur cette
liste. Ce sont là, dit M. Monfalcon, des familles dont le nom ne
 se retrouve pas ailleurs. Mais alors comment y trouvons-nous
donc les Brac de la Perrière, qui figurent dans la liste des éche-
 vins,et les Riverieulxde Chambost et de Varas,qui se retrouvent
déjà dans celle des prévôts des marchands ? D'autre part, le plus
grand nombre de ces familles n'appartiennent pas à notre pro-
vince, ce qui est assez extraordinaie dans un Livre d'or du Lyon-
nais. D'où vient cette liste? Elle se trouve, dit M. Monfalcon, à
la suite du manuscrit de la collection Coste qui reproduit l'armo-
riai de Claudine Brunaud. Le langage de l'auteur nous fait croire
qu'il ignorait l'origine de ce travail, sans quoi il n'eût pas été
victime d'une sorte de mystification, dont voici la clef: Vers
1848, un publiciste très-versé dans l'art héraldique et dont le
nom est bien connu de nos érudits lyonnais, avait fait plusieurs
copies de l'armoriai de Claudine Brunaud autographiées. Â la
suite de chacune d'elles, l'auteur avait dressé un recueil d'armoi-
ries d'un certain nombre de familles. Les unes figuraient sur ce
tableau parce qu'elles étaient alliées à-celle de l'auteur, les autres
par le seul motif qu'il connaissait leur blason, mais le plus grand
nombre appartenaient à des provinces voisines et notamment à
la Bourgogne. C'était là l'œuvre d'un amateur qui ne concernait
point spécialement le Lyonnais ; aussi l'auteur lui avait-il donné
le simple titre de Recueil d'armoiries, qui avait au moins le mé-
rite de ne pas égarer ceux qui pouvaient le consulter. Un sem-
blable travail ne méritait donc point de figurer dans son entier
dans le Livre d'or du Lijonnais et surtout d'être intitulé : Liste
des familles anoblies depuis ilHd.