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                     DE LA VALLÉE DE LA SAÔNÈ.                             175

soit en Revermont ou en Bugey.sont généralement des amas
coniques de pierres brûles , plus ou moins élevés, dont la
silhouette se profile sur les plateaux supérieurs , soit dans
l'enceinte des camps retranchés, soit dans leur voisinage.
On y remarque aussi quelques mottes artificielles en terre.
Mais est-il permis de les assimiler à celles de la Bresse ? Des
fouilles ultérieures nous l'apprendront peut-être.
   Quant aux monuments mégalithiques, qu'on est assez
généralement convenu de rattacher aux temps préhistoriques,
il sont extrêmement rares dans nos pays. Le plus considé-
rable est, croyons-nous, le beau men-hir qui se dresse dans
la prairie de la Saône, au nord de Touraus. 11 serait intéres-
sant de rechercher ces monuments, de les cataloguer et
de les fouiller; personnellement nous ne négligerons rien
dans ce but, quelles que soit les difficultés matérielles des
explorations archéologiques sur le terrain et la pioche en
main (1).
                                       ADRIEN ARCELIN.

   (1) Depuis l'impression de cette note, plusieurs faits se sont produits
qui auraient pu y prendre place utilement.
  Nous avons dit n'avoir pas rencontré sur les bords de la Saône d'inter-
me'diaires entre les couches romaines et les couches néolithiques. M. de
Ferry vient de signaler des stations, bien caractérisées par les formes
spéciales de leurs poteries, qu'il doit attribuer soit à l'âge du bronze, soit
à l'âge du fer préhistorique ou celtique.
   Les dernières traces de l'âge de pierre eessent à une profondeur de
3 mètres environ dans le lahm d'alluvion ; au delà plus rien. La nature du
terrain change ; il devient marneux : la vallée n'était alors qu'un vaste marais
inhabitable. On trouve cependant cà et là dans les marnes bleues inférieures
de vastes amas de bois transformé en lignite, et d'ossements d'animaux,
que nous avons récemment exposés, M. de Ferry et moi. Peut-être ces
troncs d'arbres pris pour des pilotis et ces ossements considérés comme
rebuts de cuisine ont-ils donné lieu à l'hypothèse d'habitations sur pilotis
dans la Saône. Mais il ne faut point s'y tromper. D'ailleurs les marnes
 bleues remontent à un âge de beaucoup antérieur à celui des polafiltes,