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148 BIBLIOGRAPHIE. Mars, via Martin. Le champ des Morts, qui était toujours établi en dehors de la ville, fournit ordinairement une masse d'objets qui accompagnaient le défunt dans sa dernière demeure, et quand on aura précisé la position de ce terrain à Izernore, les fouilles y seront très-profi- tables, A cette occasion, M. Baux met en présence le poly- théisme et le christianisme, c'est-à -dire le culte de la matière et celui de l'esprit, et il fait ressortir la pensée morale de l'inhalation chrétienne. Les relations fré- quentes entre les habitante d'Izernore et ceux de Lyon peuvent faire admettre que, dans fa seconde moitié du deuxième siècle, le christianisme avait déjà porté ses lu- taières parmi les Séquanais, et les fouilles, poursuivies avec persévérance, viendront probablement confirmer ce;te conjecture historique. M. Juies Baux termine son travail par une petite dis- sertation sur ta position d'Aiésia, que le président de la Commission a voulu reconnaître à Izernore. Bientôt cha- cun de nos départements réclamera son Alésia, et l'anar- chie risquera d'éclater parmi les archéologues. Généra- lement 'cependant, on s'accorde à placer ce dernier boulevard de l'indépendance- gauloise sur le mont Auxois, et M. Baux se range du côté de cette opinion. ?! espère que bientôt de nouvelles fouilles seront entre- prises sur l'emplacement d'Izernore, et compléteront les documents intéressants dont s'est déjà enrichie la science. A la fin du volume, on trouve un catalogue descriptif de tous Ses objets recueillis à Izernore, dans l'automne de l'année 4863, et conservés dans le musée de cette commune. Paul SAINT-OLIVE.