page suivante »
ALLOBROGES. 17
avant civitas Elvitiorum, Avenlicus; donc, comme nous
l'avons déjà fait remarquer, si Avenche eût été la cité, le
siège épiscopal de toute l'Hclvétie , la Notice n'aurait pas
cité Nyon et surtout au premier rang. Si l'on veut dire que
c'est par déférence pour la colonie romaine, nous répon-
drons qu'alors il y aurait le titre simple de colonia Eques-
trium et non le titre de civitas, et que cette mention serait
la dernière.
Selon une opinion moderne citée par le continuateur du
Gallia chrisliana, l'évêché de Nyon n'aurait été formé qu'en
500 par saint Amand fuyant le fer et la flamme des Huns (1).
Mais si cela était, pourquoi en 517 , lors du concile d'E-
paone (qu'on croit être Yenne), l'évêque de Nyon ne sous-
crit-il pas au concile? Nous partageons l'opinion qui fait vivre
Audax au commencement du Ve siècle, et nous croyons
qu'il fut le premier évêque de Nyon privé de son siège (2),
mais nullement le premier évêque de Belley.
TARNISCUS.
Guichenon donne a Tarniscus le chiffre 2 et le fait succes-
seur d'Audax. On-trouve encore le nom de Tarviscus (3)
donné a ce prélat. Certains auteurs font Taniscus contem-
porain du concile d'Epaone (517) (4) et veulent que ce soit
Taniscus qui ait signé au concile et non Tauricianus évê-
(1) Primus Bellicensis episcopus Audax in priscis codicibus legitur
aliud ei tempus sane tribuendum esset, si tuta fides hodierno scriptori ha-
beretur, qui scilicet ipsum «piscopalem Nividuni sedem anno cerciter 500
conditum asserit, Ã sancto Amando Vesonlioncm quam Hunni civitatemfcrro
flammisque pervaslaverunt fugicnte. (Haurcau, Gai. christ., 1861, p. 603.)
(2) Audax porrô sedit in Bellicensi pontificatu an. 412 juxtà tubulos Bi-
sontinenses et Belliccnses. (Gai. christ., anc. édit., t. II, p. 351.)
(3) Gai. christ., anc. édit. t. II, p. 355.
(4) CONCILIDM EPAONENSE, — Avitus E. E. Viennensis, — Viventiolus
2