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464 MÉDAILL1ER LYONNAIS,
Monsieur, qu'il ne vous refuse rien et qu'il a pour vous
toute la considération que vous méritez. Quand ces mé-
dailles seront frappées, vous nous ferez plaisir de nous
les envoyer. »
Il paraît que cette lettre ne fut pas expédiée de suite
ou qu'elle éprouva un retard quelconque, car le 28
mars, M. Anisson ignorait la décision prise ci-dessus ;
le passage suivant le prouve : « Je ne say si je vous ay
mandé qu'ayant sceu que M. l'abbé Bignon avoit vu
vostre médaille au Balancier du roy, j'avois cru ne pou-
voir me dispenser de lui en offrir une de votre part
quoyque j'attendois là -dessus votre appréciation. »
Ce n'est donc que les premiers jours d'avril î 704 que
cette médaille iut" enfin envoyée à Lyon, et le 14 du
même mois, MM. les directeurs écrivent à M. Anis-
son :• « Nous avons appris avec plaisir la bonne grâce
avec laquelle M. l'abbé Bignon a bien voulu recevoir
une de nos médailles. C'est à vous, Monsieur, à qui nous
en sommes redevables. Nous en avons adressé une pour
vous à M. Perrichon, que nous vous prions d'agréer,
non pas pour nous conformer au 19e article de l'édit de
notre établissement, mais pour ne laisser passer aucune
occasion de vous donner des marques de notre recon-
naissance et de vous marquer la satisfaction que nous
avons de vos services. Au reste, l'on ne peut rien ajouter
à la beauté de ces médailles ; nous en avons présenté une
à Monseigneur l'Intendant qui en a jugé tout comme
nous ; mais comme il seroit difficile de faire souvent des
présents de cette magnificence et qu'il se présente quel-
quefois des occasions où l'on est bien aise de marquer
de la reconnaissance, nous avons pensé qu'il étoit Ã