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284                  ENLÈVEMENT DES TABLEAUX

dèle de l'école gratuite de peinture, sculpture, gravure et ar-
chitecture, qui avait été fondée a Rouen, en 1749, par le

— qu'une Académie publique de dessin fut instituée à Lyon, en 1676;
mais jusqu'à présent rien n'était venu justifier cette assertion, que
va, au contraire, formellement démentir le renseignement officiel qui
vient ci-après.
   Après le décès du peintre Thomas Blanchet, qui eut lieu le 21 juin
1689, on fit choix de Pierre-Paul Sevin pour remplacer ce maître
en qualité de peintre titulaire de la ville ; mais on ne tarda pas à se
convaincre qu'en fait de portraits, — qui était le genre dans lequel
le peintre de la ville devait plus particulièrement faire preuve de
dextérité et de talent, — Sevin n'était qu'un barbouilleur tout-à-
fait incapable d'occuper la charge qu'on lui avait confiée, et qui exi-
geait, de la part de celui qui en était revêtu, des qualités d'un ordre
supérieur... « Il est à désirer, disait-on, que ce mesme peintre en-
tende l'architecture et la perspective, et soit tel enfin qu'il puisse estre
le chef de tous les autres peintres de la ville , et digne de l'estre de
l'Académie des arts de peinture et sculpture , dont l'école devoit
estre establie par le dit feu sieur Blanchet, qui avoit les lettres de Sa
 Majesté, et dont l'establissement, sous les auspices et avec l'approba-
tion de l'illustre M. Le Brun, ne pourvoit estre que très-agréable et
très-utile à la ville. » etc. (Actes consulaires de Lyon, BB. 246.)
   On voit, d'après cequi précède, que Blanchet mourut sans avoir
eu le temps de réaliser le projet qu'il avait conçu d'instituer une
Académie des Beaux-Arts, à Lyon. Si donc le Consulat regrette que la
cité soit privée d'un pareil établissement, c'est qu'évidemmet elle n'en
avait pas jusqu'alors possédé d'analogue.
   Il paraît, toutefois, qu'une sorte d'Académie de dessin parvint à
s'organiser, plus tard, dans la ville ; mais elle y demeura à peu près
inconnue et livrée a elle-même, jusqu'en 1756, époque à laquelle une
société d'amateurs généreux et éclairés, à la tête de laquelle se trou-
vait Henri Berlin, intendant de la ville et Généralité de Lyon, la prit
sous sa protection et la tira de l'obscurité. En 1769, le Consulat "la
réorganisa sur des bases plus larges, et l'ouverture s'en fit le 1er octo-
bre de la même année, sous le nom d'Ecole royale académique de des-
sin et de géométrie. Dès lors elle prit rang parmi les établissements
municipaux. Les événements de la Révolution fermèrent les portes de