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                   DE BELLEY ET DE GENÈVE.                    247



                       DIOCÈSE DE BELLEY.



    Sur la fin du IVe siècle ou au commencement du Ve, le
siège épiscopal de Nyon, sur les bords du Léman, fut trans-
fe'ré a Belley. Les e'vêques de Lyon, de Genève et de Vienne
présidèrent a cette translation, probablement opérée à l'ins-
tigation de l'évêque de Genève, qui se réserva, dans le Bugey,
le Valromay et la Michaille, et y porta les limites de son pro-
pre diocèse, jusqu'aux portes de la nouvelle cité épiscopale.
On attribua donc à l'évêque de Belley une langue de territoire
assez étroite dans le Bugey et dont le bout touchait aux con-
fins du monastère de Saint-Rambert. Il est vrai que ce dio-
cèse s'étendait au-delà du Rhône, dans la Savoie et dans le
Dauphiné. Mais, à tout prendre, c'était l'un des plus petits
évêchés et des plus pauvres dans les Etats bourguignons, et
qui par la suite, ne s'enrichit pas, car, au XVIIe siècle, il
n'avait que six mille livres de revenus, ce qui taisait dire plai-
samment de cette église à Pierre Camus, l'un de ses plus
éminents prélats: Qu'il avait là une pauvre épouse, mais
qu'elle était assez bonne pour un Camus.
   Toutefois, le siège épiscopal de Belley ainsi restreint
dans d'étroites limites, fut. néanmoins illustré par des pré-
lats d'un grand mérite, et qui ont laissa, comme saint Ari-
thelme , des noms célèbres dans les annales hagialogiques.
Parmi eux figure un personnage vénérable, feu Msr Dévie,
restaurateur de cet évêché en 18'll.
   Guichenon nous a conservé dans ses documents histo-
riques un vieux pouillé, écrit en latin et qui mentionne les
archiprêtrés de ce diocèse, à savoir trois dans le Bugey :
Arbignieu, Rossillon et Consieu ; trois dans la Savoie et deux
dans le Dauphiné. Il avait dans sa circonscription les pa-