page suivante »
216 HISTOIRE LITTÉRAIRE DE LYON.
deTauteur sur leurs œuvres, comme littérateurs. — On
s'est trop inspiré des historiens anciens qui ont parlé de
ces deux savants.
Il faut aussi signaler l'omission faite de deux imprimeurs
français, nés à Lyon, et qui pourraient bien avoir été les
véritables introducteurs de l'art typographique dans cette
ville, en 1473. Le premier s'appelait Guillaume Leroy; le
second, Barthélémy Boyer.
CHAPITRE IV.
4° Sociétés littéraires. — Collège de la Trinité. -— Théâtres. —
Bibliothèques.
Les trois articles du manuscrit qui traitent de ces sujets
sont trop succincts. A l'exception de la maison de Jean de
Talaru, près de Fourvière, qui recevait les gens de lettres
de Lyon, on ne sait pas où se tenaient les autres réu-
nions.
L'auteur aurait dû s'expliquer plus clairement. Il croit
qu'il existait trois académies ; mais celle de Fourvière
semble être la même que celle de la maison de Talaru,
et il n'a pas indiqué le lieu où se réunissaient Fondolo,
Benoît Court, Gilbert Ducher, les deux Scèves et Jean
Voulté ; cependant cette recherche était importante.
On a donné aussi trop peu de développements aux ren-
seignements qui concernent les couvents et collèges déjÃ
nombreux à Lyon, au commencement du seizième siècle.
— Le plus célèbre était celui de la Sainte-Trinité ; mais ,
ici encore, l'auteur n'a cité que trois noms : Guillaume
Durand, Claude Cublize et Aneau. On aurait désiré con-
naître les autres directeurs de cette maison, les sujets
qu'elle a formés dans les sciences et les arts, et les oeuvres
qu'ils ont créées.
Le théâtre régulier de Jean Neyron n'a été construit que
vers 1540; où et comment les ystoires, les mystères étaient-
ils joués ?