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OW'NE CROIT PLUS A RIEN. 471
bitude de me transporter, autant que mes forces me le per-
mettent, au domicile de ceux qui me réclament.
— C'est partait de délicatesse et de dévouement, dis-je,
en m'inclinant.
— Maintenant, ajouta-t-il, veuillez me dire , Monsieur, Ã
quoi je puis vous être bon.
Je lui racontai en détail toute l'histoire de Ravinel et de
mes douze mobiliers, exposant ma situation perplexe, et
poussant même la franchise, persuadé qu'avec les esprits on
n'en saurait trop avoir, jusqu'à lui avouer mes excès de som-
nambulisme.
— Oh!!... fit-il, avec un dégoût très-accentué.
— Il ne faut pas m'en vouloir : quand on est désespéré
on se laisse parfois aller a des faiblesses indignes... Enfin,
à présent que je vous ai fait ma confession, croyez-vous que
votre ministère puisse m'apporter quelque lumière ou quel-
que consolation.
— Des consolations, toujours... des lumières, quelquefois.
Hum ! j'aurais préféré que ce fût le contraire. Mais , au
moins, ce n'était point la le langage d'un charlatan, et ma
confiance en augmenta.
— Ma réponse, reprit-il, vous semble peut-être médio-
crement encourageante ; mais, persuadé que j'ai affaire à un
homme sensé et honnête, j'ai a coeur de lui prouver qu'il
trouvera chez moi au moins cette dernière qualité. Je vais
donc vous dire pourquoi je crains, malgré mon zèle, que
mon ministère ne vous apporte pas tous les renseignements
que vous pourriez désirer. L'affaire dont il s'agit n'ayant
trait qu'à des intérêts matériels , vous sentirez, sans que
j'aie besoin d'insister sur ce point, qu'elle n'est pas de celles