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ALLOBROGES. 43
moyenne de 1,375 kilomètres carrés de territoire attri-
bués indûment à l'un ou à l'autre peuple, selon que l'on
opte pour les nos 2 ou 4. Ce qu'il y a de malheureux dans
cette contradiction, c'est que l'erreur existe dans la carte
générale, et que la bonne limite est celle de la carte 4.
Mais qui s'en apercevra, à moins d'étudier la question la
carte générale étantpréférablement consultée? D'ailleurs
cette carte générale a les limites ponctuées, tandis, que
la carte n°4 n'en a point. Seulement, le mot Allobroges
a sa première lettre A sur la rive droite du Rhône, ce qui
suppose de la part de son auteur l'opinion d'un territoire
allobroge sur cette rive. Pour nous, les Allobroges tra-
versaient le Rhône, et leur territoire sur la rive droite
du fleuve comprenait toute la partie de l'ancien diocèse
de Vienne, qui touchait aux diocèses de Lyon, des Vel-
laves et de Valence, soit l'espace compris entre Bans,
Tournon et les monts du Vivarais. Il y a urgence à ce
que la carte générale de Y Atlas soit modifiée à cet égard.
4° Graiocèles.
La réunion d'une fraction de la Maurienne, des Uceni,
de la moitié des Tricorii, de la moitié du Graisivaudan,
pour former les Graiocèles cités par César, nous paraît
un changement trop important pour que des preuves ne
soient pas fournies. Jusqu'Ã ce jour, on avait cru que Gre-
noble et sa vallée étaient de l'Allobrogie, on avait accepté
les Uceni dans l'Oisan, et les Tricorii dans le bassin du
Drac, et voilà que l'A^/as nous montre les Graiocèles rem-
plaçant tout cela. C'est le cas d'invoquer les preuves et de
déplorer qu'à la fin de l'Atlas on n'ait pas ajouté quelques
pages de texte, qui auraient modifié les opinions reçues,