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                   INSCRIPTION DU Ve SIÈCLE.               803

 albas, post albas, dies depositionis alharum. Oclo dies
 neophytorum étaient les huit jours à partir du dimanche de
 Pâques. En dehors de ces deux fêtes le baptême n'était
 guère accordé que lorsqu'il y avait péril de la vie. Ce fut
 vraisemblablement le cas du jeune homme pour qui fut faite
 l'épitaphe, sujet de cette noie, puisque nous voyons qu'il est
 mort avant d'avoir déposé sa robe baptismale, c'est-à-dire
 dans les huit jours de son baptême. Des pénitences spéciales
 étaient infligées aux parents qui par négligence ne présen-
taient pas leurs enfants pour être baptisés aux jours de Pâ-
ques ou de la Pentecôte ; mais malgré la défense et les vives
 réprimandes de l'Eglise, il arrivait encore souvent que des
chrétiens attendaient quelque grave maladie pour réclamer la
grâce du sacrement qui en effaçant la tache originelle et tous
les péchés donne le droit au ciel. Clinici, grabatarii étaient
les noms par lesquels on désignait ces catéchumènes baptisés
dans leur lit, dont les, inscriptions font connaître quelques-
uns âgés de quinze, trente-six, quarante-deux et même
cinquante-cinq ans. Des parrains étaient chargés d'assister
ceux que la violence du mal privait de l'usage de la parole.
Ce baptême in extremis s'appelait baptismus ad succurren-
dum, et l'immersion n'étant pas alors praticable, il se don-
nait par aspersion, ou comme de nos jours par infusion de
l'eau sainte sur la tête. La messe pro defuncto nuper bap-
tizato était destinée au néophyte dont le baptême se trouvait
suivi de près par le décès. A Rome, qui nous a précédés de
longtemps dans la foi, il paraît que les baptêmes réclamés
aux derniers moments étaient encore fréquents à la fin du
III e siècle, car nous voyons saint Gênez, qui était alors co-
médien, être louché par la grâce, au moment où il parodiait
sur la scène un de ces baptêmes. Quelquefois c'était l'Eglise
elle-même qui ajournait un catéchumène coupable de quel-
que grand méfait à ne recevoir le baptême qu'à l'heure