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                         BIBLIOGRAPHIE.               ,     349

 couvrir avec des planches le lac où s'abreuvaient les ani-
 maux féroces.
    « Les grottes, autrefois habitées, se rencontrent au bord
 des lacs et le long des fleuves. J'ai eu la bonne fortune de
 trouver à quelques lieues d'ici une de ces cavernes dont nul
 ne soupçonnait la richesse. Là les couteaux de pierre et les
 outils rudimentaires élaient mêlés aux fragments de la plus
 grossière poterie; les ossements humains aux ossements
 de pore, de cheval, de mouton et de ruminants.
    « On éprouve une singulière émotion à soulever ces
 stalagmites qui, depuis des siècles, recouvrent des vestiges
 oubliés, à pénétrer ces secrets que le temps semble vouloir
 dérober a toute recherche. »
    Nous comprenons cette émotion, nous Lyonnais, qui
voyons de nos rues, de nos quais, de nos places, ces belles
montagnes de la Savoie où de courageux érudits travaillent
a reconnaître la trace des premiers pas de l'humanité ; nous
 nous unissons à leur ardeur et nous sommes prêts à les ap-
 plaudir dans leurs découvertes.
    M. le marquis Costa fait des vœux pour que l'histoire de
la Savoie soit plus sérieusement étudiée, que des recher-
 ches actives soient faites dans les cartulaires, les chartes et
les vieux documents ; il désire vivement surtout que des spé-
culateurs ne dépouillent pas le pays des trésors archéologi-
ques les plus précieux qui, pour la plupart, vont, enrichir
Paris et Londres ; il ne voit de remède que dans la création
de musées départementaux et le réveil de la vie de pro-
vince.
    M. le Dr Guilland, qui avait eu la bonne fortune de faire
l'éloge de M. le marquis Léon Costa lors de la réception
de M. Burnier, a eu la chance rare et heureuse de recevoir a
l'Académie M. le marquis Albert son fils, et il a terminé
son discours plein de faits et plein d'idées dans sa brièveté