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470            DE L'EXCLUSIVISME EN ARCHÉOLOGIE.

    Dans cette circonstance, nous croyons ne pouvoir nous
dispenser de mettre sous les yeux de nos lecteurs, un passage
important de la dernière lettre circulaire de S. E. Mgr de
Bonald, à l'occasion de ses visites pastorales, où se trouve
nettement formulé le précepte de l'application rigoureuse des
styles archéologiques, aux œuvres modernes.
    « Quant aux constructions projetées de nouvelles églises,
« je ne vous dirai pas. N. C. C , avec certains archéologues,
« qu'il n'y a qu'un style catholique, celui du moyen âge*
« Malgré notre admiration pour les monuments que nous
« devons à ces siècles de foi, nous nous garderons bien de
« vous dire que le catholicisme ne reconnaît pas les églises
« de Rome, de Saint-Paul hors les murs, de Saint-Pierre,
« des Sainls-Nérée-et-Achillé, etc., etc. Laissons décote toutes
« ces exagérations. Si vous voulez construire une église dans
 « le style grec ou romain, nous ne nous y opposons pas :
 « seulement, nous demandons que l'architecte soit fidèle à
« se conformer à toutes les exigences du style qu'il choisira,
 « et ne viole aucune des règles architectoniques du genre
 « qu'il adoptera. »
    Si nous n'avior s toute raison de croire que Monseigneur
 n'est nullement opposé à la libre manifestation delà pensée
 artistique, cette recommandation aux architectes, de se con-
 former, (pour les églises projetées, ) à toutes les exigences du
style qu'ils auront choisi, et de ne violer aucune des règles
architectoniques du genre qu'Us auront adopté, sérail bien
 suffisante pour nous faire supposer le contraire. Voilà bien
 en effet, à n'en pas douter, le maintien absolu des styles
 existants, régulièrement proclamé (1).

 (1) C'est un peu tard,ce nous semble, peur demander maintenant l'intégrité
absolue des divers styles que nous possédons. Il eût fallu s'y prendre dès
leur origine même et avant qu'ils n'eussent subi aucune transformation.
  Or, cette nouvelle jurisprudence en art, pour ne pas cesser un instant