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406          DE L'EXCLUSIVISME EN ARCHÉOLOGIE.

   En présence de ce fait, on voudra bien reconnaître avec
nous, qu'il y a lieu de ne pas suivre de semblables errements
et que nous devons chercher à nous Soustraire à de telles
exigences ; nous avons besoin aujourd'hui, en architecture,
d'un art simple, rationnel et vrai ; nous ne pouvons pas plus
accepter les ruineuses complications de la construction go-
thique que les détestables expédients a l'aide desquels on
essaye de singer, de nos jours, cet art si savant.
   Nous avons pu constater déjà dans un de nos précédents
articles : De l'architecture religieuse à Lyon, que la science
moderne, par une étude des plus judicieuses de la structure
des édifices du moyen âge, avait résolu, d'une manière com-
plète, le difficile problème de la construction des voûtes,
en dehors des données ordinaires de l'art ogival. C'est un
sujet que nous regrettons de ne pouvoir traiter ici ; mais
sur lequel, nous l'espérons, il nous sera possible de reve-
nir un peu plus lard, en lui donnant tout le développe-
ment qu'il comporte.
   Dans la crainte qu'on ne nous accuse d'exhumer, en fa-
veur de notre thèse, des exemples pris constamment parmi
les constructions défectueuses, soit par le manque de res-
sources, soit par l'impéritie de ceux qui les ont élevées,
nous citerons l'église de Sainle-Clolilde, à Paris.
   Cet édifice, en raison même de son importance et des
sommes énormes qu'il a coûté, nous fera mieux comprendre
encore le vide et. le néant du principe d'archéologie pratique
appliqué aux œuvres de création nouvelle.
   Rien n'a été épargné pour faire de ce monument la
plus brillante et la plus complète exhibition du style ogival
à notre époque, et pour qu'il fût vraiment digne de notre
siècle et surtout de la capitale.
   Dans cet espoir, on n'a reculé devant aucune dépense;
on est allé jusqu'à laisser modifier profondément, par ï*ar-