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                           SOUVENIRS.                         371

duira dans les provinces et sur les troupes. Le calme de
celte cérémonie el le peu de mouvement qu'elle a excité
dans Paris, annonce bien la force de l'opinion, et que c'est
elle seule, quand elle changera, qui peut amener des amen-
dements à tout ce qui existe, à tout ce que l'on veut faire,
à tout ce qui est fait, et que ce n'est que du changement
de cette opinion qu'il est possible d'attendre une améliora-
lion à notre sort, et non pas de quelques entreprises el
négociations partielles, qui, n'allant pas au but, ne font
qu'allumer de petits feux quelque part, auxquels on se brûle
soi-même.
   « Pardon de mes réflexions si elles ne vous conviennent
pas, mais je vous dois toutes mes pensées, et le fruit de
mes occupations constantes de vous.
   « Madame votre sœur, à qui seule j'ai dit que j'envoyais
vous rassurer, m'envoie une petite lettre que je remets à
M. de Gouvellot, dontje ne veux pas retarder l'empressement,
et je ne me permets que de vous assurer des sentiments de
tout genre que je vous ai voués pour ma vie.
   « 18 Juillet- 90. — Délibération où l'on décide que les
quatre lettres ci-dessus seront retenues à la maison commune,
que copie de ces lettres el des procès-verbaux sera adressée
à l'Assemblée nationale, et que jusqu'à ce qu'on ait reçu
une réponse de l'Assemblée, le sieur de Gouvellot restera
détenu.
   « 19 Juillet. — On" arrête que désormais le maître de poste
ne pourra délivrer des chevaux à aucun voyageur sans per-
mission écrite du premier officier de la municipalité.
   « 30 Juillet 1790. — Les officiers municipaux, considé-
rant qu'on s'inquièle vivement dans le peuple, de ce qu'il n'a
été fait aucune réponse à l'envoi qui a été fait à l'Assemblée
nationale des extraits des papiers et lettres saisis sur les sieurs
Trouardel Gouvellot, el des procès-verbaux, acceptent l'offre