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428          ÉTUDES LITTÉRAIRES CONTEMPORAINES.

 éloges à formuler: c'est une étude cynégétique, si on peut
 ainsi parler, très-intéressante sur l'avant dernier des Valois
 et nous préférons résumer d'après son savant éditeur les
 matières contenues dans la Chasse du cerf. Ellese compose de
 vingt-neuf chapitres; dans le premier, le royal auteur traite
 de la manière de peupler les forêts; dans les quatre suivants,
 du rut, de la retraite, de la mue et des fumées du cerf; dans
 le sixième , de ses habitudes; du suivant jusqu'au dix-neu-
 vième il est question des chiens, de leur éducation et de leurs
 maladies ; le reste est consacré à l'art du veneur. Charles IX
 devait ajouter à ce livre le traité de la façon de trouver en
 chasse le cerf. Du reste le roi montre dans sa dédicace à
 M. Mesnil, lieutenant de sa vénerie, une grande modestie,
 lui reportant le mérite de ce qu'il sait, car « si d'avanture
 ce traité est si accomply qu'il n'y ail que redire et changer,
 la gloire en sera premièrement à vous de m'avoir si bien
 instruit et puis à moy d'avoir si bien retenu. »
    XI. Maintenant quels sont les livres nouveaux? D'abord
 le volume consacré à la Femme par son poète prosateur
 ordinaire, M. Michelet. Je n'en dirai ici que quelques lignes.
 Dans un premier travail, M. Michelet a étudié l'amour dans
.des termes que chacun se rappelle: aujourd'hui il s'attaque
 beaucoup plus directement à ce charmant mystère en èlrei-
 gnanl par trop amoureusement la délicate héroïne ; c'est
 encore un travail où la médecine la plus réaliste tient trop de
 place. Deux hommes se sont de nos jour partagés, ce semble,
 la glorification de la femme: M. Legouvô et M. Michelet,
 mais l'un du moins le fait avec une grâce, une élégance,
 dans des termes que chacun lit avec plaisir, je dirai même
 souvent avec émotion ; l'autre au contraire, sous prétexte de
 prendre la chose sérieusement, scientifiquement, le fait de
 façon à ce qu'une femme ne pourra certainement pas avouer
 qu'elle a lu ce livre et qu'on ne pourra assurément le voir posé