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                              A LYON.                           277
    Au lieu donc de conserver invariablement le plan de nos ca-
 thédrales, il s'est appliqué au contraire à le modifier sensible-
 ment, en donnant aux nefs latérales à peu près la même hauteur
 qu'à celle du milieu.
    Il établissait de cette manière ses voûtes en décharge se eon-
 trebutant les unes par les autres et maintenues seulement par
 de simples contreforts à l'extérieur.
    Cette ingénieuse et savante combinaison a principalement fixé
 notre attention dans la nouvelle église que nous venons de nom-
mer, et révèle , de la part de l'architecte , une liberté d'allure et
 une indépendance d'action qui indiquent évidemment une intelli-
 gence sûre d'elle-même.
    Comment ces voûtes en maçonnerie pleine se maintiennent-
 elles ainsi sur des points d'appui d'une si frêle apparence, et
 dont on est frappé de prime-abord, en entrant dans l'église? C'est
 ce que nous allons examiner.
    Les voûtes de la nef centrale sont tracées sur plan carré, sui-
vant la méthode de la voûte romaine à arête, mais sans ner-
vures saillantes. Les collatéraux, au contraire , sont voûtés dans
le sens longitudinal de l'édifice par travées de puissants bereeaux
en ogive, dont les retombées chargent les têtes d'arcs doubleaux,
et viennent former comme une butée profonde entre !a poussée
des grands arcs de la nef, et les piles saillantes en dehors de
l'édifice.
    En un mot, l'église de l'Immaculée-Conception est une créa-
tion heureuse, hardie, originale ; c'est une construction savante,
logique et vraie. C'est un progrès important réalisé dans l'archi-
tecture religieuse, en ce sens que la question d'économie, agitée
si souvent de nos jours, se trouve complètement résolue tout en
faveur de l'art de bâtir.
    Le système de butées, en effet, dégagé de toute complication
d'arcs-boutants, se trouve réduit à sa plus simple expression,
puisqu'il ne comporte plus que des contreforts peu saillants, et
dont la présence même, dans certains cas, n'est pas d'une absolue
nécessité.
    Dès lors, plus de motifs plausibles, plus de raisons d'économie